jeudi 24 mars 2016

53 communes refusent les compteurs communicants Linky, Gazpar et cie...


Recensées sur le site web http://refus.linky.gazpar.free.fr, qui informe et aide les élus pour se positionner, 53 communes françaises refusent déjà les compteurs communicants Linky, Gazpar et cie..

Les promoteurs de ces compteurs nuisibles tentent de minimiser ce chiffre en le comparant au total de 36 000 communes en France mais, en réalité, il s'agit d'un phénomène très important dans la mesure où ErDF n'a commencé que depuis quelques semaines les installations de compteurs communicants Linky, suscitant la réaction des citoyens et de leurs élus.

Ce chiffre évolue désormais continuellement malgré les pressions antidémocratiques exercées sur les élus par ErDF et l'association des Maires de France qui par exemple, le 29 février, ontsimultanément envoyé à toutes les communes de France d'épais documents pour tenter de faire croire aux élus que les délibérations contre les compteurs communicants seraient illégales, ce qui est totalement faux.

Les raisons principales du refus des compteurs communicants sont la mise en danger très probable de la santé des habitants par les ondes électromagnétiques générées par ces compteurs, et la remise en cause certaine des libertés publiques : s'ils sont installés, ces compteurs permettent de capter d'innombrables informations sur la vie privée des habitants.

Qui plus est, les prétendus avantages que ces compteurs doivent apporter ne sont pas au rendez-vous :

aucune économie d'énergie et, au contraire, des factures plus lourdes pour les usagers (cfhttp://refus.linky.gazpar.free.fr/augmentation-factures.htm )

aucune utilité pour les énergies renouvelables (d'ailleurs l'Allemagne a renoncé à la généralisation de ces compteurs alors qu'elle développe les énergies renouvelables bien plus que la France)
- il est possible depuis longtemps de communiquer à ses fournisseurs, par téléphone ou par le web, sa consommation précise d'électricité, de gaz ou d'eau, sans avoir besoin de compteurs communicants.

Il est très important de savoir que les collectivités (et la plupart du temps les communes directement) sont propriétaires des compteurs d'électricité, elles ont donc toute latitude pour refuser leur remplacement. Il est d'ailleurs injustifiable que ErDF et ses sous-traitants aient commencé à installer des compteurs Linky sans demander leur aval aux communes concernées.

Les communes sont parfois propriétaires des compteurs de gaz et d'eau mais, même quand ce n'est pas le cas, elles ont quand même diverses possibilités de s'opposer à leur remplacement par des compteurs communicants.
Notons enfin qu'il est écologiquement irresponsable et injustifiable de se débarrasser de près de 80 millions de compteurs (35 millions pour l'électricité, 30 pour l'eau, 11 pour le gaz) en parfait état de marche. Les opérateurs ont beau assurer que des filières de recyclage vont être mises en place, elles ne devraient exister que pour des appareils arrivés en fin de vie. Or les compteurs actuels sont prévus pour durer 60 ans, contrairement aux Linky, Gazpar et compagnie qu'il faudra remplacer, à nouveau et à grands frais, dans moins de 20 ans.
Les citoyens et leurs élus doivent donc refuser les compteurs communicants pour préserver leur santé, leurs libertés, les finances publiques et l'environnement.

lundi 7 mars 2016

L'implosion du programme EPR illustre l'impasse de la France nucléaire

Qui aura le courage d'annoncer la fin du programme EPR… et la faillite de l'option nucléaire française ?




       
                 L'option nucléaire imposée dans les années 70/80 a engagé la France dans une impasse

En démissionnant de son poste du fait de son désaccord avec le projet de construction de réacteurs EPR en Grande-Bretagne, le Directeur financier d'EDF a mis en lumière devant le grand public une situation que nous dénonçons de longue date : ce n'est pas seulement le programme EPR mais l'option nucléaire dans son ensemble, imposée depuis 50 ans, qui a mis la France dans une situation inextricable.

Après avoir encensé aveuglément Areva et Madame Lauvergeon, les "élites" de l'industrie, de la politique et des médias (éditocratie) ont célébré depuis plusieurs années le projet d'EDF de construire des réacteurs EPR en Grande-Bretagne, présenté comme "un immense succès de la filière nucléaire française". Pourtant, dès 2012, l'Observatoire du nucléaire affirmait que ce projet n'avait en réalité aucune chance d'aboutir (*).

Il est avéré que le programme EPR dans son ensemble, et pas seulement en Grande-Bretagne, est un échec total. L'abandon du projet de construction de 4 EPR en Inde n'a pas été annoncé publiquement mais est consommé.

Par ailleurs, il est de plus en plus probable que les quatre chantiers en cours n'aboutissent pas : les deux EPR chinois et celui de Flamanville (Manche), qui connaissent de grave retards, sont définitivement plombés par le fait qu'Areva a raté la fabrication des cuves.

Quant à l'EPR finlandais, sa cuve est correcte car usinée par le japonais Mitsubishi et non par Areva (!), mais les errements insensés de ce chantier (qui devait être fini en 2009 !), et la baisse importante de la consommation d'électricité, font que les Finlandais ne sont plus intéressés par la mise en service de ce dinosaure et préfèrent se faire rembourser en attaquant Areva en justice internationale.

Après la faillite d'Areva, c'est EDF qui est au bord du gouffre, sabordée par son parc nucléaire. Ce dernier est bien heureusement impossible à renouveler : incapable de construire UN réacteur, EDF ne peut évidemment pas en construire 25 ou 30, sans parler du coût incommensurable d'une telle aventure.

Par ailleurs, EDF n'a même plus les moyens de financer le rafistolage des réacteurs actuels: le programme pompeusement dit "grand carénage", annoncé au départ à un coût de 55 milliards, est désormais évalué à 100 milliards et assurément à bien plus (comme toujours dans le nucléaire).

Il est donc probable que EDF va concentrer ses dernières ressources sur quelques centrales et, dans les 10/15 ans qui viennent, fermer les réacteurs nucléaires par dizaines. Comme aucune alternative n'a été prévue, la France va se retrouver dans une impasse et sera obligée de lancer en catastrophe des programmes de réduction de la consommation (ce qui sera une bonne chose) et d'importer massivement de l'électricité de chez nos voisins… à supposer qu'ils aient des surplus à vendre (au prix fort) aux moments de forte consommation.

Bien entendu, les centaines de milliards d'euros nécessaires pour démanteler les réacteurs nucléaires et s'occuper des déchets radioactifs vont manquer à l'appel et ces graves problèmes seront légués à nos enfants.

Présentée pendant des décennies comme un "prodigieux exploit industriel", la construction en quelques années de 58 réacteurs nucléaires revenait en réalité à programmer pour 30 à 40 ans plus tard, c'est-à-dire à partir de maintenant, une situation catastrophique et inextricable sur le plan économique, en espérant qu'elle ne se double pas d'un Fukushima français, de plus en plus probable avec le vieillissement des réacteurs.

La faillite de l'option nucléaire est désormais avérée et incontestable, le seul problème est de trouver enfin un "responsable" assez courageux pour l'avouer publiquement. Ce ne sera probablement pas le PDG d'EDF, Jean-bernard Lévy, ni les ministres Royal (Environnement) et Macron (Économie), pas plus que MM Valls et Hollande.

Peut-être faut-il demander à MM Giscard d'Estaing et Boiteux (**), respectivement Président de la République et PDG d'EDF lors du lancement du parc nucléaire français, de se charger de ce terrible mais nécessaire aveu ?



Communiqué du lundi 7 mars 2016

(**) Déjà poursuivi par l'Observatoire du nucléaire pour des rejets délibérés de plutonium dans la Loire

dimanche 6 mars 2016

30 communes refusent les compteurs communicants Linky, Gazpar et cie...

Installations contestées dans certaines communes ..
         Compteurs Lynky

Recensées sur le site web http://refus.linky.gazpar.free.fr, qui informe et aide les élus pour se positionner, 30 communes françaises refusent déjà les compteurs communicants Linky, Gazpar et cie..


Les promoteurs de ces compteurs nuisibles tentent de minimiser ce chiffre en le comparant au total de 36 000 communes en France mais, en réalité, il s'agit d'un phénomène très important dans la mesure où ErDF n'a commencé que depuis quelques semaines les installations de compteurs communicants Linky, suscitant la réactions des citoyens et de leurs élus.

Ce chiffre évolue désormais continuellement malgré les pressions antidémocratiques exercées sur les élus par ErDF et l'association des Maires de France qui par exemple, le 29 février, ont simultanément envoyé à toutes les communes de France d'épais documents pour tenter de faire croire aux élus que les délibérations contre les compteurs communicants seraient illégales, ce qui est totalement faux.

Les raisons principales du refus des compteurs communicants sont la mise en danger très probable de la santé des habitants par les ondes électromagnétiques générées par ces compteurs, et la remise en cause certaine des libertés publiques : s'ils sont installés, ces compteurs permettent de capter d'innombrables informations sur la vie privée des habitants.

Qui plus est, les prétendus avantages que ces compteurs doivent apporter ne sont pas au rendez-vous :

aucune économie d'énergie et, au contraire, des factures plus lourdes pour les usagers (cfhttp://refus.linky.gazpar.free.fr/augmentation-factures.htm )

aucune utilité pour les énergies renouvelables (d'ailleurs l'Allemagne a renoncé à la généralisation de ces compteurs alors qu'elle développe les énergies renouvelables bien plus que la France)
- il est possible depuis longtemps de communiquer à ses fournisseurs, par téléphone ou par le web, sa consommation précise d'électricité, de gaz ou d'eau, sans avoir besoin de compteurs communicants.

Il est très important de savoir que les collectivités (et la plupart du temps les communes directement) sont propriétaires des compteurs d'électricité, elles ont donc toute latitude pour refuser leur remplacement. Il est d'ailleurs injustifiable que ErDF et ses sous-traitants aient commencé à installer des compteurs Linky sans demander leur aval aux communes concernées.

Les communes sont parfois propriétaires des compteurs de gaz et d'eau mais, même quand ce n'est pas le cas, elles ont quand même diverses possibilités de s'opposer à leur remplacement par des compteurs communicants.
Notons enfin qu'il est écologiquement irresponsable et injustifiable de se débarrasser de près de 80 millions de compteurs (35 millions pour l'électricité, 30 pour l'eau, 11 pour le gaz) en parfait état de marche. Les opérateurs ont beau assurer que des filières de recyclage vont être mises en place, elles ne devraient exister que pour des appareils arrivés en fin de vie. Or les compteurs actuels sont prévus pour durer 60 ans, contrairement aux Linky, Gazpar et compagnie qu'il faudra remplacer, à nouveau et à grands frais, dans moins de 20 ans.
Les citoyens et leurs élus doivent donc refuser les compteurs communicants pour préserver leur santé, leurs libertés, les finances publiques et l'environnement.

Communiqué de Stephane Lhomme - Dimanche 6 mars 2016




mercredi 21 octobre 2015

Transition énergétique : des avancées encourageantes

transition energetique France

Alors que Paris va accueillir, du 20 novembre au 11 décembre, la 21ème conférence mondiale sur le climat, la France est désormais engagée de plain-pied dans sa transition énergétique. Rénovation thermique, mobilité durable et énergies renouvelables : les premières avancées se révèlent très encourageantes pour la suite du processus.

Disons-le vertement : les temps n'ont jamais été aussi propices, en France, pour une transition énergétique efficace. Esquissée en 2007 lors du Grenelle de l'environnement, la réflexion autour d'un nouveau paradigme sur la consommation de l'énergie se matérialise aujourd'hui. La loi pour la croissance verte adoptée le 22 juillet dernier, fixe un cadre juridique nécessaire et ambitieux pour, d'une part, réduire la facture énergétique du pays (70 milliards d'euros) et, d'autre part, lutter contre le réchauffement climatique. A ce titre, le gouvernement français, qui souhaite diminuer drastiquement les émissions de gaz à effet de serre – les énergies fossiles ne pèseront plus que 30 % dans le mix d'ici 2030 –, va jouer sur trois tableaux majeurs : l'habitat, les transports et le développement des énergies renouvelables. Trois secteurs qui ont déjà enregistré quelques avancées encourageantes.

Vers des bâtiments énergétiquement exemplaires

La loi relative à la transition énergétique pour une croissance verte (TECV) se devait d'aborder la question des rénovations thermiques bâtimentaires. En France, le secteur de l'habitat est considéré comme le premier poste de consommation d'énergie, loin devant les transports – plus de 40 % contre plus de 30 %. Le gouvernement veut donc s'attaquer en premier lieu aux bâtiments les plus énergivores :  « Tous les bâtiments privés résidentiels dont la consommation en énergie primaire est supérieure à 330 kilowattheures (kWh) d'énergie primaire par mètre carré et par an doivent avoir fait l'objet d'une rénovation énergétique » d'ici 2025. Ainsi, d'après l'article 3 de la loi TECV : « La France se fixe comme objectif de rénover énergétiquement 500 000 logements par an à compter de 2017, dont au moins la moitié est occupée par des ménages aux revenus modestes (...) » S'il faut attendre que les premiers décrets d'application soient publiés pour en savoir un peu plus, le train de l'excellence énergétique bâtimentaire est déjà sur les rails.

Aujourd'hui, tout bâtiment neuf, qu'il soit résidentiel ou non, ayant fait l'objet d'une demande de permis de construire déposée après le 1er janvier 2013, doit respecter la réglementation thermique 2012 (RT 2012). Dont l'apport majeur, par rapport aux précédentes réglementations, est de garantir une isolation et une étanchéité plus performantes, afin de réduire notamment les ponts thermiques – ou déperditions d'énergie. Pour être labellisée BBC (bâtiment basse consommation), une habitation ne doit pas dépasser 50 kWhep (énergie primaire) par mètre carré et par an. A l'avenir, il deviendra de plus en plus courant d'obtenir le label BEPOS (bâtiment à énergie positive), le graal, en quelque sorte, de la construction bâtimentaire.

L'Agence de l'environnement et de la maitrise de l'énergie (ADEME), coordinatrice des politiques gouvernementales relatives à l'environnement et à l'énergie, est plutôt optimiste : eu égard aux premiers retours d'expérience, le bâtiment à énergie positive sera une réalité d'ici 2020 – date de la nouvelle réglementation thermique. Concrètement, un BEPOS est un bâtiment qui produit plus d'énergie qu'il n'en consomme. Et avec l'arrivée des réseaux électriques intelligents (ou « smart grids »), la pratique va être facilitée : une maison pourra parfaitement installer une centrale de production énergétique, grâce aux énergies renouvelables – photovoltaïque surtout –, afin d'alimenter son foyer. Et réduire, par conséquent, sa facture énergétique.

Des transports publics ou privés qui verdissent

Autre volet majeur de la loi TECV : les transports. S'ils n'occupent « que » le deuxième poste de consommation énergétique derrière l'habitat, c'est le secteur qui émet le plus de gaz à effet de serre, avec 27 % des émissions totales en 2011. Qu'ils soient publics ou privés, collectifs ou – le moins possible – individuels, véhiculent des personnes ou convoient des marchandises, les transports ont donc besoin d'une sérieuse mise au vert.

Souvent pointés du doigt pour la pollution qu'ils génèrent dans les grandes agglomérations, les bus et autres autocars sont les premiers visés par la loi. D'après l'article 36 : « Le développement et le déploiement des transports en commun à faibles émissions de gaz à effet de serre et de polluants atmosphériques constituent une priorité tant au regard des exigences de la transition énergétique que de la nécessité d'améliorer le maillage et l'accessibilité des territoires. » Aujourd'hui, la mue des transports publics est déjà largement entamée : dans les grandes villes, les compagnies ont arrêté de carburer au 100 % diesel pour se tourner progressivement vers le tout-électrique – comme c'est le cas à Bordeaux et à Toulouse. A Paris, la Régie autonome des transports parisiens (RATP), gestionnaire du parc et des lignes de bus en Ile-de-France, renouvelle sa flotte depuis quelques années et possèdera, à l'horizon 2025, 80 % de bus électriques et 20 % de bus roulant au biogaz. Sans compter les tramways ou les transports par câbles, de plus en plus à la mode, comme à Grenoble, l'air urbain en France est donc progressivement délesté de ses amas de particules fines extrêmement pollueuses.

Si le gouvernement souhaite améliorer la qualité de vie de la population en remodelant les transports publics, il encourage également le transport particulier à évoluer. D'après la loi TECV : « Le développement de véhicules à très faibles émissions sur leur cycle de vie est un enjeu prioritaire de la politique industrielle nationale. » Autrement dit : les pouvoirs publics entendent tout faire pour développer et commercialiser au maximum les voitures électriques. Vendredi 9 octobre dernier, la ministre de l'Écologie, Ségolène Royal, annonçait sur le plateau d'iTélé un coup de pouce supplémentaire aux particuliers qui souhaiteraient remplacer leur vieux diesel par un véhicule électrique. « Nous allons donner le bonus de 10 000 euros pour l'achat d'un véhicule électrique en échange de l'abandon d'un vieux véhicule diesel de plus de 10 ans, au lieu de plus de 15 ans actuellement » a-t-elle ainsi précisé. De quoi booster davantage ce marché, tandis que, « ces six derniers mois, les ventes de véhicules électriques ont augmenté de 70 % » selon la ministre.

Le photovoltaïque devient rentable.

Le troisième axe majeur – et non des moindres – de la loi TECV à enregistrer de belles avancées, c'est celui du renouvelable. Les énergies vertes ont vocation, d'ici 2030, à supplanter les énergies fossiles, très pollueuses, pour atteindre 40 % du mix électrique. Aujourd'hui, selon RTE, gestionnaire du réseau de transport d'électricité en France, qui se base sur une période allant du 1er juillet 2014 au 30 juin 2015, 19,3 % de la consommation électrique nationale ont été couverts par le renouvelable – soit 91,3 TWh.

Des chiffres encourageants, donc, portés en grande partie par l'hydraulique, qui représente les deux tiers de la capacité électrique française issue des énergies renouvelables (ENR). Et qui va continuer de se développer : au début du mois d'octobre, la centrale hydroélectrique du Rondeau, en Isère, a été inaugurée ; mise en service en février dernier par EDF, il s'agit de la première centrale de ce type installée en milieu urbain, et de la plus puissante des micro-centrales de France. Elle permet en tout cas à l'électricien français de poursuivre sa politique ENR, comme l'a détaillé son PDG, Jean-Bernard Lévy : « Les énergies renouvelables sont au cœur de notre plan stratégique : pouvoir orienter davantage de financements vers les investissements verts d'EDF est essentiel à notre ambition de doubler la capacité renouvelable du groupe de 28 GW à environ 50 GW d'ici 2030 ».

Du côté du photovoltaïque, longtemps considéré comme la source d'énergie renouvelable la moins rentable, de nombreux projets prévoient aujourd'hui de vendre de l'électricité solaire à 70 euros le mégawattheure – contre 87 euros en moyenne actuellement. Alors que l'énergie photovoltaïque ne pèse qu'1 % dans la consommation électrique finale, elle est en passe d'atteindre la parité réseau, c'est-à-dire la rentabilité sans subvention, et donc de devenir très compétitive. Dernière innovation en date : Colas, la filiale de Bouygues en charge des infrastructures routières, vient de concevoir un revêtement pour voirie avec des cellules photovoltaïques incrustées. Selon Hervé Le Bouc, son PDG : « Il s'agit d'un revêtement routier commercialisé sous forme de dalles qui s'appliquent sur les routes ou parkings. » Cette mini-révolution, baptisée « Wattway », produira donc de l'électricité par la simple exposition du revêtement au soleil, et permettra d'alimenter en électricité les signalisations lumineuses aussi bien que l'éclairage public.

Cette avancée majeure – une première mondiale – en matière de photovoltaïque et, au-delà, d'énergies renouvelables, est à mettre assurément au crédit d'une France qui est engagée pleinement dans la transition énergétique. Et prouve que tous les acteurs, institutionnels ou entreprises, publics ou privés, sont concernés.

Auteur
Pierre Marnier


Source : notre-planete.info, http://www.notre-planete.info/actualites/4361-transition-energetique-France#bouton

mardi 6 janvier 2015

L'année "catastrophique" des TER provençaux

Alors que la pollution de l'air s’aggrave avec les particules fines et les pics d'ozone, on constate une dégradation continue des transports collectifs depuis 5 ans ; ils sont sensés etre une des solutions à ce problème sanitaire. Cherchez l'erreur ? Les dégats sont aussi économiques et sociaux. (Patrice Albert)


Depuis l'embellie en 2011, la qualité du service ferroviaire régional se dégrade. L'année dernière a marqué un nouveau record, que la SNCF promet de vite faire oublier. Mais l'entreprise publique insiste sur la réorganisation du travail de maintenance quand la CGT cheminots pointe un manque d'effectifs.
Si l'on peut donner un crédit au directeur régional de la SNCF, c'est de ne pas s'être défilé dans son exercice de mea culpa. En conférence de presse, Philippe Bru a admis ce matin que pour les TER régionaux,"l'année 2014 n'a pas été bonne et les derniers mois ont été particulièrement difficiles." Il faut dire que les chiffres annoncés font de PACA la pire région de France en terme de fiabilité : 8 % de trains ont été supprimés et 18 % sont arrivés avec un retard de plus de 5 minutes. Ces taux sont respectivement d'environ 2 % et 8 % au niveau national.
"C'est une vraie rechute, on retombe à des niveaux comparables à 2010", a poursuivi Philippe Bru. "2014 a été catastrophique. C'est certainement la plus mauvaise année depuis 1998", a surenchéri Jean-Yves Petit, vice-président du conseil régional, qui finance le service. L'analyse de l'historique lui donne raison. Sur une période plus récente, il apparaît clairement que l'embellie de 2011 n'aura été que de courte durée.

Dix ans de service dégradé

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